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Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du rossignol 29 janvier, 2008

Classé dans : C'est un coup de coeur — morganedoc @ 16:04

Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du rossignol

Titre : Le Clan des Otori, tome 1 : Le Silence du rossignol

Auteur : Lian Hearn

Au XIVe siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit au sein d’une communauté paisible qui condamne la violence, mais elle est massacrée par les hommes d’Iida, chef du clan des Tohan. Takeo, sauvé par sire Shigeru, du Clan des Otori, se trouve plongé au cœur de luttes sanglantes entre les seigneurs de la guerre. Il doit suivre son destin. Mais qui est-il ? Paysan, seigneur ou assassin ? D’où tient-il ses dons prodigieux ? Lorsqu’il rencontre la belle Kaede, un amour fou naît entre les deux jeunes gens : devra-t-il choisir entre cet amour, sa dévotion à sire Shigeru et son désir de vengeance ? Sa quête le mènera jusqu’à la forteresse d’Inuyama, lorsqu’il marchera sur le  » parquet du Rossignol « . Cette nuit-là, le rossignol chantera-t-il ? (Editeur)

L’initiation d’une âme innocente élue malgré elle, des mentors troubles, des guerres de clan, l’honneur et le sang, de l’exotisme, une touche de magie et des histoires d’amour contrariées sont les ingrédients d’un cocktail classique mais savoureux quand il est réussi à ce point. Rien ne manque, l’écriture est séduisante, fluide et chantante, comme le rossignol. Le génie n’est pas forcément dans l’originalité, diraient les Anciens, mais dans la parfaite maîtrise des codes d’un genre particulier. Cette idée s’applique merveilleusement au Clan des Otori. C’est mon avis.

 

 
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Juliet 28 janvier, 2008

Classé dans : C'est bof — morganedoc @ 16:53

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Titre : Juliet

Auteur : Katherine Mansfield

  Ce roman inachevé ou éléments pour un roman en cours, devait rester inconnu jusqu’en 1970, même si certaines parties avaient été publiées en 1933, dans une biographie de Katherine Mansfield due à R.E. Mantz. Juliet est une héroïne romantique qui emprunte beaucoup de ses traits à son auteur, notamment le cadre géographique et familial comme la passion qui la lie à David, jeune violoncelliste, ainsi que ses tribulations qui la mènent de la Nouvelle-Zélande à Londres. (Fnac)

Juliet est l’unique roman de la novelliste (elle écrit des nouvelles, donc) Katherine Mansfield. Je connaissais cet auteur de nom sans n’avoir jamais rien lu d’elle. J’ai l’impression d’avoir commencé par ce qu’elle a fait de pire … Non que ce soit mal écrit, mais le roman est, sans aucun doute possible, inachevé (d’ailleurs le traducteur tente à de nombreuses reprises d’excuser l’auteur pour ses maladresses). Je ne comprend pas l’intérêt de publier ce texte et de le diffuser aussi largement. S’il s’agit de faire redécouvrir un auteur, pourquoi ne pas réimprimer le meilleur de Katherine Mansfield ? A mon avis il n’est utile qu’aux chercheurs qui s’intéressent à l’oeuvre de cet écrivain. « Ils » ont fait la même chose avec de nombreux textes des soeurs Brontë, et c’est bien dommage. Je ne suis pas découragée, j’ai bien envie de lire des oeuvres plus achevées de Katherine Mansfield parce que le personnage principal à une liberté qui me plaît. J’ai d’ailleurs appris qu’elle était décédée un 9 janvier, jour de mon anniversaire, et de celui de Simone de Beauvoir. Décidément, il y a des signes qu’on ne peut ignorer !

Bonus : bilan d’une bonne journée

1 : apprendre que je vais toucher les assedic pendant 7 mois

2 : obtenir un entretien pour un super job

3 : chanter en duo (avec chorégraphie) avec Alain Souchon et Daniel Balavoine devant mon chat insensible à la notion de ridicule

 

 
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A la Croisée des mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord 25 janvier, 2008

Classé dans : C'est un coup de coeur — morganedoc @ 15:36

A la croisée des mondes, tome 1 : les Royaumes du Nord

Titre : A la Croisée des mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord

Auteur : Philip Pullman

Pourquoi la jeune Lyra, élevée dans l’atmosphère confinée d’une prestigieuse université anglaise, est-elle l’objet de tant d’attentions ? De quelle mystérieuse mission est elle investie ? Lorsque son meilleur ami, Roger, disparaît, victime des ravisseurs d’enfants qui opèrent dans tout le pays, elle n’hésite pas à se lancer sur ses traces. Un voyage vers le Grand Nord, périlleux et exaltant, qui lui apportera la révélation de ses extraordinaires pouvoirs et la conduira à la frontière d’un autre monde (résumé éditeur).

Voilà une excellente série, originale et étrange. S’attacher à Lyra et adhérer à sa cause va de soi. L’univers dans lequel elle évolue s’inspire de quelques classiques du genre mais innove et bouscule certains codes. On peut bien sûr y voir une satire de notre monde (l’autorité religieuse et politique, les intellectuels … ) mais la magie de ce livre réside dans le merveilleux, les paysages grandioses, les personnages sombres et cruels ou profondément bons, tous tiraillés par des sentiments et des valeurs qui leur sont chers. Rien n’est léger ou inutile, tout est à sa place. J’ai hâte d’avoir le tome 2 entre les mains !

 

 
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Ni d’Eve ni d’Adam 19 janvier, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 20:08

Ni d'Eve ni d'Adam dans C'est super ni%20d%27eve%20ni%20d%27adam

Titre : Ni d’Eve ni d’Adam

Auteur : Amélie Nothomb

Après avoir raconté ses déboires professionnels dans ‘Stupeur et tremblements’, Amélie Nothomb révèle qu’à la même époque et au même endroit, elle a aussi été la fiancée d’un jeune homme très singulier.

D’Amélie Nothomb, je n’avais lu que « Métaphysique des tubes », et j’ai retrouvé avec bonheur le personnage d’Amélie avec sa mégalomanie déconcertante et son humour grinçant. Indépendamment des controverses sur l’auteur, je constate simplement que ce livre m’a beaucoup plus et me donne envie d’en lire d’autres.

 

 
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La Disparition de Richard Taylor

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 13:19

La Disparition de Richard Taylor

Titre : La Disparition de Richard Taylor

Auteur : Arnaud Cathrine

Qui est Richard Taylor ? Un fils et frère modèle, l’époux ordinaire d’une vie trop commune, un jeune père sans relief, un banal employé de la BBC ? Un peu tout cela à la fois. Pourquoi vient-il de fuir sa propre existence ? La réponse ne sera jamais donnée qu’en creux, par ouï-dire, au gré des témoignages d’une dizaine de femmes l’ayant côtoyé avant ou après sa disparition. Parmi elles : l’épouse, la mère, la voisine de palier, la collègue de bureau, l’amie transsexuelle, l’amante sans lendemain, l’attentionnée psychiatre, ou encore la dramaturge suicidée Sarah Kane… (Editeur).

Voilà un livre qui ne juge pas. Dans un sens, c’est gênant, parce que c’est quand même plus facile d’être simplement d’accord ou pas d’accord avec la vision qu’un auteur a de ses personnages. Richard Taylor est flou, parce qu’on ne l’entend parler que dans des propos rapportés par des femmes. Ce roman est un panorama des dilemmes masculins, entre sa femme, sa mère, ses collègues féminines, les femmes en général. Comment être à la hauteur? A quel moment la liberté de faire ses propres choix devient de l’égoïsme ? Doit on rendre des comptes aux femmes qui nous ont élevé, à celles qui nous ont aimé ? Voilà des questions que le roman à l’intelligence de poser, sans y répondre, pourtant.

 

 
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La Dame blanche 17 janvier, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 0:27

La Dame blanche (désolée pour la mauvaise qualité ...)

Titre : La Dame Blanche

Auteur : Christian Bobin

Ce roman présente la vision de l’auteur de la plus fascinante et mystérieuse poètesse américaine : Emily Dickinson. Sa reconnaissance fut aussi tardive que remarquable. Après avoir été ignorée durant des décennies entières, elle est haussée aujourd’hui au niveau de Walt Whitman autant pour son talent que pour son influence sur la poésie américaine.

Le texte de Bobin présente un femme diaphane et lucide, pure et sainte, d’une clairvoyance et d’une capacité d’analyse d’une grande finesse (rares sont les portraits de femme qui n’ont pas perdu leur pureté en accédant à la connaissance …). Le texte est une vraie fiction et n’a rien de biographique. Le personnage se prête d’ailleurs facilement à tous les fantasmes. Vivant dans un milieu puritain et bourgeois, Emily Dickinson fait le choix de se retirer de la société en vivant recluse dans sa chambre. Il en ressort un roman très poétique dans les thématiques des haïkus. D’abord la nature : l’oraison funèbre d’Emily Dickinson retiendra surtout son talent pour le jardinage. Ensuite l’infinitésimale, le goût des petites choses qui s’accordent à la mythique modestie de la poétesse qui veut n’être qu’une herbe pour ne pas être consciente de sa finitude. Enfin, le ciel, avec qui la jeune femme communiquait plus facilement qu’avec ses contemporains.

Un roman qui, à mon sens, est une bonne introduction à la poésie d’Emily Dickinson.

 

 
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Assistant des bibliothèques 16 janvier, 2008

Classé dans : Chroniques de lecture — morganedoc @ 15:04

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Titre : Assistant des bibliothèques

Auteur : Jérôme Brunet

Ce livre prépare au concours d’assistant des bibliothèques, et notamment à l’épreuve d’analyse de dossier.

Cet ouvrage a le mérite d’avoir un titre qui ne comporte aucune ambiguité, contrairement à l’ensemble de son contenu. Certains extraits touchent au génie en matière d’imprécision et de langue de bois. Je ne peux m’empêcher de reproduire ici, en toute légalité puisque j’exerce mon droit de citation, un extrait de l’oeuvre en question qui réunit à peu près tout l’esprit du livre.

Je dois dire qu’avant de lire ceci, je pensais vraiment savoir ce qu’était une analyse de dossier. Aujourd’hui, je ne suis plus sûre de rien.

« Finalement, l’analyse de dossier du concours d’assistant des bibliothèques rassemblent plusieurs logiques qui nous interdisent d’être ce point catégorique sur sa réelle nature. Toutefois, il semble raisonnable d’affirmer, au vu des dernières années, que cet exercice se situe à mi chemin entre une note de synthèse professionnelle et une dissertation technique ». In « Assistant des bibliothèques » de Jérôme Brunet, Vuibert concours, p. 112.

Remarquons l’extrême prudence avec laquelle l’auteur tente, d’une manière qui nous paraît presque douloureuse, de définir l’analyse de dossier. Le titre de cette partie s’intitule « L’esprit de la note de synthèse ». On peut supposer que l’auteur craint, pour lui et sa famille, les représailles de l’esprit vengeur revenu de l’au delà pour punir quiconque dirait du mal de lui.

Il est à noter que ce passage intervient après un paragraphe intitulé « Voilà ce que n’est pas l’analyse de dossier », suivi de « Voilà ce que pourrait être l’analyse de dossier ». Il est certain que l’analyse de dossier « pourrait » être beaucoup de choses, une spécialité culinaire picarde ou un cétacé. L’auteur ne se mouille pas beaucoup en utilisant le conditionnel. Il est également indiscutable que l’analyse de dossier « n’est pas » un plante carnivore ou une marque de chewing gum, mais « pourrait » l’être, dans l’absolu.

Nous touchons ici au sublime dans l’art de ne pas répondre une question, quand bien même le titre de l’ouvrage semble le promettre.

Inspirons nous de Jérôme Brunet dont nous nous rappelerons la prose avec bienveillance, quand, le jour du concours, nous devrons à notre tour faire semblant de répondre à une question dont nous n’avons pas la réponse.

 

 
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Doggy Bag saison 4

Classé dans : C'est bof — morganedoc @ 14:15

Doggy Bag

Titre : Doggy Bag saison 4

Auteur : Philippe Djian

Je ne mets pas de résumé pour ne pas dévoiler trop d’intrigue pour ceux qui lisent les saisons précédentes…

J’ai lu les trois premières saisons à la suite, contrairement à celui là. Et je me lasse. Ce tome est particulièrement chargé en longueurs. Chaque personnage s’installe dans ses pensées et rien ne se passe, on entend à peine souffler le vent dans les branches, jusqu’à LA scène jouissive, surréaliste, qui fait de Doggy Bag un roman à part. J’avais des autres saisons le sentiment d’une succession d’évènements improbables et savoureux. Mais ce schéma se répète et malheureusement ne se renouvelle pas, si bien que la prétendue surprise est aussi attendue que l’autodestruction du message de mission dans l’Inspecteur Gadget, où que la survie de Bip Bip face au Coyote, etc. Schéma de répétition, bien entendu, ostensiblement emprunté aux lieux communs des séries télévisées, et qui, bien maîtrisé, peut toucher à l’excellence.

Je salue toutefois la parfaite maîtrise de l’intrigue et des personnages. Les quelques scènes d’action, trop rares, valent le coup. C’est un livre que je conseillerai sans problème, pour un bon moment de détente. Mais pour moi, c’est terminé ! La saison 5 vient de sortir et j’ai d’autres lectures prévues.

 

 
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Uglies 13 janvier, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 21:03

Uglies

Titre : Uglies

Auteur : Scott Westerfeld

Tally aura bientôt 16 ans. Comme toutes les filles de son âge, elle s’apprête à subir l’opération chirurgicale de passage pour quitter le monde des Uglies et intégrer la caste des Pretties. Dans ce futur paradis promis par les Autorités, Tally n’aura plus qu’une préoccupation, s’amuser… Mais la veille de son anniversaire, Tally se fait une nouvelle amie qui l’entraîne dans le monde des rebelles. Là-bas, elle découvre que la beauté parfaite et le bonheur absolu cachent plus qu’un secret d’État : une manipulation. Que va-t-elle choisir? Devenir rebelle et rester laide à vie, ou succomber à la perfection?

Un premier tome prometteur pour cette série très récompensée, qui jouit d’un gros succès outre-Atlantique. Le début est un peu fade, comme souvent dans les romans pour ado, ce qui permet de développer la complexité des personnages au fur et à mesure que les évènements s’enchaînent. Pour ceux qui connaissent, beaucoup de similitude avec la dure série pour ado « Entre chiens et loups », de Malorie Blackman.

 

 
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Les Disparus 12 janvier, 2008

Classé dans : C'est un coup de coeur — morganedoc @ 13:55

Les Disparus

Titre : Les Disparus

Auteur : Daniel Mendelsohn 

Dans la famille de Daniel Mendelsohn, il y a un trou : en 1941, son grand-oncle, sa femme et leurs quatre filles ont disparu dans l’est de la Pologne. Comment sont-ils morts ? Nul ne le sait. Pour résoudre cette énigme, l’auteur part sur leurs traces. Le résultat ? Non un énième récit sur la Shoah, mais un formidable document littéraire, à la fois enquête dans l’Histoire et roman policier. (Fnac).

Qu’est ce qui pousse Daniel Mendelsohn à déterrer un passé inévitablement douloureux ? Et pourquoi, après avoir été cent fois à la limite de laisser le gros livre nous tomber des mains, on s’y accroche comme pour ne pas perdre quelque chose ? Peut être parce que le petit Daniel est là, qui nous tire par la manche et répète « Ecoute, écoute mon histoire ». Parce que Daniel Mendelsohn écrit pour les disparus, ceux qui sont morts et ceux qui ont survécu et qui ne sont plus les mêmes. Les Disparus, c’est l’histoire de qui, de quoi ? D’abord du narrateur, qui, de pays en pays, de rencontres décisives en déceptions, grandit, se construit, se complète sous nos yeux. C’est aussi l’histoire des juifs et ses implications psychologiques chez un homme de « la génération suivante », celle qui n’a pas connu l’holaucauste. C’est une exploration des rapports humains, familiaux, fraternels, de la douce chaleur du foyer aux trahisons les plus effroyables, mis en lumière par des passages expliqués de la Torah. Une quête nécessaire et haletante pour la vérité, pour les vivants.

 

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