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Première semaine de boulot 23 février, 2008

Classé dans : Chroniques de lecture — morganedoc @ 18:31

Première semaine de boulot EtretatLibrary

 

Bonjour !

Voilà une semaine que j’ai repris le boulot et j’ai lu à peine vingt pages du livre en cours … C’est bien dommage, surtout que ce livre me plaît bien, mais quand les yeux se ferment contre votre volonté, que voulez vous faire ?

Merci de patienter et de rester à l’affût, je dois juste me faire à mon nouveau rythme de sommeil … En attendant, faites moi des suggestions ! Les conseils de lecteurs emballés restent ma motivation principale pour choisir mes lectures.

A très bientôt.

 

 
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Les 1001 vies de Billy Milligan 18 février, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 15:59

Les 1001 vies de Billy Milligan

Titre : Les 1001 vies de Billy Milligan

Auteur : Daniel Keyes

Quand la police de l’Ohio arrête l’auteur présumé de trois, voire quatre viols de jeunes femmes, elle croit tenir un cas facile : les victimes reconnaissent formellement le coupable, et celui-ci possède chez lui la totalité de ce qui leur a été volé. Pourtant, ce dernier nie farouchement. Ou bien il reconnaît les vols, mais pas les viols. Son étrange comportement amène ses avocats commis d’office à demander une expertise psychiatrique. Et c’est ainsi que tout commence… On découvre que William Stanley Milligan possède ce que l’on appelle une personnalité multiple, une affection psychologique très rare qui fait de lui un être littéralement « éclaté » en plusieurs personnes différentes qui tour à tour habitent son corps. Il y a là Arthur, un Londonien raffiné, cultivé, plutôt méprisant, et puis Ragen, un Yougoslave brutal d’une force prodigieuse, expert en armes à feu. Et bien d’autres. En tout, vingt-quatre personnalités d’âge, de caractère, et même de sexe différents. L’affaire Billy Milligan a fait la une des journaux américains, fascinés par ce cas et par la lutte qu’ont menée les psychiatres et Billy lui-même pour essayer de « fusionner » en un seul individu ses 24 personnalités. Quant au livre, construit comme un véritable drame shakespearien, il est le résultat de mois et de mois de rencontres et d’entretiens entre Daniel Keyes et… Ragen, Arthur, Allen et les autres. Une lecture absolument fascinante, bientôt adaptée au cinéma par Joel Schumacher (Chute libre, Phone Game.) « … un thriller psychologique absolument fascinant » Publishers Weekly (Editeur).

Waouh ! Je ressors très impressionnée, bouleversée, même, de la lecture de ce livre. Il est incroyable de constater ce dont l’esprit humain est capable. Je croyais que Billy Milligan souffrait d’une sorte de schyzophrénie, mais le syndrôme de personnalité multiple dépasse tous ce que je pouvais imaginer. Les différentes personnalités sont toutes très différentes et autonomes. Si certaines sont perturbées, d’autres semblent parfaitement saines d’esprit, très consciente du « problème » et témoignent d’une grande volonté d’en finir avec cette situation qui oblige plusieurs personnes à se partager un même corps. On dirait de la science fiction mais cette histoire est réelle et c’est plutôt troublant. Billy Milligan était probablement un enfant surdoué au delà de ce qu’on peut imaginer. On a parfois du mal à être en accord avec nous même, nous avons tous des dilemmes intérieurs et un inconscient chargé et mystérieux. Imaginez que l’esprit de Billy Milligan a réussi à multiplier cela par 24 ! Chacun à son rôle, dialogue avec les autres, ils peuvent se mentir, se disputer, se liguer, faire front dans le but de protéger la personnalité initiale : Billy. Ce livre est un plongeon dans les méandres insoupçonnés de l’esprit humain dont, définitivement, nous ne connaissons rien.

 

 
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Dans le café de la jeunesse perdue 15 février, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 17:49

Dans le café de la jeunesse perdue

Titre : Dans le café de la jeunesse perdue

Auteur : Patrick Modiano

Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre, le soir, une voix qui m’appelle par mon prénom, dans la rue. Une voix rauque. Elle traîne un peu sur les syllabes et je la reconnais tout de suite : la voix de Louki. Je me retourne, mais il n’y a personne. Pas seulement le soir, mais au creux de ces après-midi d’été où vous ne savez plus très bien en quelle année vous êtes. Tout va recommencer comme avant. Les mêmes jours, les mêmes nuits, les mêmes lieux, les mêmes rencontres. L’Eternel Retour. (Editeur)

Il aura fallu attendre ce livre pour que je comprenne enfin Modiano. J’ai été amenée à lire plusieurs livres de lui pendant mes études et je crois être toujours passée à côté de l’essence et des thèmes de son écriture. Je n’étais peut-être pas prête à accepter qu’un livre où il ne se passe rien puisse aborder des sujets essentiels comme la simple trace que nous laissons sur cette terre, dans les rues où nous passons et dans les tasses de café que nous buvons. Où peut-être est ce simplement son livre le plus abouti. L’importance des noms, de l’identité, de ces traces, la quête des êtres à travers ce témoignage fugace et essentiel, voilà ce que je crois être au centre du besoin d’écriture de Modiano. Ayant, par obligation universitaire, eu connaissance de quelques éléments biographiques de l’écrivain, il me semble enfin faire quelques liens, comprendre certaines choses, et avoir avancé de quelques pas sur un chemin qui doit bien mener quelque part (quand on parle de jeunesse perdue … ;-)

 

 
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La Perte en héritage 14 février, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 9:46

L'Inde de papa, c'est fini

Titre : La Perte en héritage

Auteur : Kiran Desai

Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes soeurs, se retrouve chez son grandpère, juge de district à la retraite, dans le nord de l’Inde. Elle vit les enchantements et désenchantements du premier amour, sous l’oeil distrait du cuisinier de son grandpère, le père de Biju. Biju, lui, attiré par le mythe américain, s’est expatrié à New York. Sa quête d’identité passe par la solitude, le dépouillement, l’exploitation des sanspapiers, et finalement, le retour au pays. La Perte en héritage est l’histoire d’êtres dépouillés de leur culture, déçus par l’Occident, et qui cherchent tant bien que mal à recouvrer leur dignité (Editeur).

Kiran Desai a écrit une oeuvre magistrale sur l’identité, sur l’impossibilité de trouver sa place en Occident ou le mépris de l’identité indienne est contagieux au point de provoquer la honte de soi. Jusqu’au titre en paradoxe, le roman montre comment les indiens, dépouillés, dépossédés de leur culture, achèvent de se perdre dans leur désir d’intégration, entre la haine et l’envie pour l’anglais ou l’américain.

Pointant du doigt les mythes et les préjugés, Kiran Desai nous fait entrevoir le décalage saisissant entre l’orgueil des familles hindoues, fières d’avoir un enfant en Amérique et le parcours cahotique du fils immigré, méprisé, en perte d’identité dans une Amérique qui ne lui accordera jamais sa place, même pas a prix d’un conformisme et d’une anihilation profonde, que certains immigrés s’infligent pourtant.

Au dessus de ces orphelins de l’exil, c’est l’Inde qui plane comme une mère bienveillante mais écrasante, dans toute sa splendeur colorée et vivante, sa diversité, mais aussi les tortures infligés par les rebelles à la population, sous couvert, cette fois, d’exiger la reconnaissance de son identité par la nationalisme.

 

 
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Escapade 4 février, 2008

Classé dans : Chroniques de lecture — morganedoc @ 0:25

                                                         Dehors, la vie

 

 Lecturopathes de tous poils, vous connaissez ces nuits d’insomnie, ces week ends gâchés par un roman trépidant dont la composition douteuse n’est même pas spécifiée sur l’emballage. Mon dealer habituel n’a pas toutes les recettes, et je dois parfois traverser la ville en bus et m’engager dans des contrées inconnues pour trouver le trafiquant qui peut me procurer ma dose. Quoi ? Comment ça, déjà emprunté ? Une réservation ?! Mais vous ne comprenez pas, j’en ai besoin maintenant ! D’ailleurs mon quota de réservation est rempli, et la file d’attente est incalculable. J’erre dans les rayons, croisant des individus louches et probablement (comme moi) sans emploi puisqu’ils ne sont pas au boulot à une heure aussi avancée de la matinée. Je m’égare, m’emparant compulsivement des nouveautés et les fourant sous mon manteau pour les étudier à loisir dans un coin sombre, désepérant de trouver mon précieux. Je rôde près du chariot des retours et reviens sur mes pas. Finalement mon choix se porte sur une histoire littéraire, un mets délicat et rassasiant, mais rapidement éliminé par l’organisme.

Je sors et m’assois sur un banc. Le soleil carresse les pelouses, le trafic des voitures se fond dans le bruissement des feuilles d’érables. Le vent termine sa course près de mon oreille et dépose au creux de ma lèvre des effluves hivernales. Regarder au loin le ciel pur, lire avec les yeux la vie qui s’écoule.

Plus tard, dans le creux du duvet, laisser tomber l’ouvrage et dans l’obscurité, reconnaître que la vie s’écrit dans les pas que l’on creuse dans le sable, dans la boue et dans le crissement des graviers.

 

 
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La Formule préférée du professeur 2 février, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 17:11

La Formule préférée du professeur

Titre : La Formule préférée du professeur

Auteur : Yoko Ogawa

Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d’une soixantaine d’années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l’autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter – le professeur oublie son existence d’un jour à l’autre – mais c’est avec beaucoup de patience et d’attention qu’elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur. (Editeur)

Voilà un livre qui m’a causé bien des soucis. Les personnages sont diablement attachants, l’histoire est terriblement originale et la construction horriblement efficace (ces adverbes douteux sont une manière d’introduire ce qui suis). En effet, au 2/3 du livre, j’ai enclenché insconsciemment le mode « lecture automatique » (lire en faisant ma liste de course, en me demandant ce qu’on va manger ce soir où ce qu’il y a à la télé). Les démonstration mathématiques demandent un peu de concentration, mais au bout d’un moment mon esprit se lasse. Je n’ai pas réussi à me laisser emporter dans l’histoire, comme quand on essaye de lire un livre en langue étrangère et qu’on doit prendre le dictionnaire à chaque phrase. J’ai quand même eu le temps d’apprécier la poésie qui se dégage de la personnalité du professeur et sa relation avec les chiffres. Ce livre est sûrement abordable par un esprit scientifique, mais l’esprit scientifique que je ne suis pas ne sasirait peut-être pas la poésie du sujet. Bref, un très bon roman pour lecteurs bicéphales.

 

 
 

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