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lectures

 

Kiki de Montparnasse 31 mars, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 13:12

Kiki de Montparnasse       Le Violon d'Ingres, de Man Ray

Titre : Kiki de Montparnasse

Scénario : José-Louis Bocquet

Dessin : Catel

Kiki de Montparnasse, née Alice Prin au tout début du XXe siècle, fut l’une des figures les plus marquantes de la vie artistique parisienne de l’entre-deux guerres, lors des Années Folles. Égérie et amie de très nombreux artistes – Modigliani, Duchamp, Desnos, Picasso, Cocteau, Aragon, bon nombre des surréalistes –, Kiki fut la muse et l’inspiratrice de créateurs devenus depuis des signatures majeures de l’art moderne, comme Foujita et Man Ray. (bedetheque.com)

C’est l’histoire de la vie tourbillonnante, exaltée, émouvante, triste et joyeuse d’Alice Prin, alias Kiki. La spontanéité et la profondeur du personnage font la réussite et le succès cette bande dessinné primée au festival d’Angoulême (Prix Essentiel FNAC-SNCF). Cette fille un peu paumée des années folles sera la muse et l’amie de nombreuses grandes figues artistiques de l’époque. Son destin à la Zelda Fitgerald, son esprit fantasque et spontané ont fait d’elle un modèle, une peintre, un écrivain et une chanteuse hors du commun. Le dessin en noir et blanc (comme un vieux film) figure avec fraîcheur les heures les plus glorieuses et les plus sombres de Kiki. Une BD exaltante, généreuse, remarquable et très bien documentée ( à la fin ou trouve une bibliographie et de nombreuses biographies des personnages rencontrés).

 PS : Les frasques de la rive gauche de l’entre deux guerres m’ont toujours fascinées. Errer seule à Saint Germain des Prés, ralentir devant les vitrines de galeries d’art désertées, imaginer les Kiki danser sur les tables, les peintres soûls, les écrivains parlant plus fort que les autres, et, au petit matin, les regarder s’évanouir au coin d’une rue, la démarche mal assurée, vers des mansardes dépouillées … Ils ont fait le monde et l’art du XXe siècle à coup de chanson paillarde et d’alcool, de conviction et de pauvreté.

 

 

Il fera beau demain 30 mars, 2008

Classé dans : C'est bof — morganedoc @ 15:07

Il fera beau demain          Il fera beau demain 

Titre : Il fera beau demain

Auteur : François Duprat

Le pouvoir du héros, pouvoir étrange dont l’origine lui est inconnue, lui permet d’éviter d’être mouillé, voire même d’être touché… par quoi que ce soit. L’homme anti-pluie comme il est surnommé se balade donc assez fièrement sans jamais être atteint par les éléments sous les yeux écarquillés des passants. Quoi faire d’un tel pouvoir ? Il commence par expérimenter des choses amusantes puis, le cœur sur la main, il aide une vieille dame à traverser en l’abritant par sa simple présence. Un jour, une jeune fille à l’allure libre et légère le laisse perplexe. Elle, au contraire, se plaît a être mouillée et profite de la pluie pour danser avec une grenouille (Actuabd.com)

Une bluette qui manque un peu de consistance, mais je pense que c’est le principe : volontairement léger et naïf. J’aime beaucoup le dessin et les couleurs gourmandes style Regal’ad de Krema. C’est bon, surtout à la cerise. (Genre, quand il pleut, il est de cette couleur là, le ciel, par chez vous ? Chez moi c’est plutôt les couleurs de la BD ci dessous …)

 

 

Un Voyage 29 mars, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 19:08

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Titre : Un Voyage

Dessinateur : Eric Lambé

Scénario : Philippe De Pierpont

Un homme va mourir d’une leucémie. Il se croyait guéri mais cette fois il doit se résoudre à quitter le monde. Il entreprend un long périple routier sans but réel, qui tourne autour de deux histoires d’amour ratées. (Suis pas douée pour les résumés, moi …)

Un très beau livre. Les couleur sont peu nombreuses, naturelles, brumeuses. On ne voit jamais un visage, tout est en simplicité et en nuance. Des cases larges et quasi vides se succèdent, des contours minimalistes figurent les quelques personnages. J’ai l’impression que cette BD se rapproche plus d’un tableau que d’un livre. La narration ne triche pas avec le thème annoncé, assez lourd. Pas de tentative de contournement ou de happy end. Mais une certaine légèreté se dégage de la situation et laisse la place nécessaire à l’introspection du personnage et du lecteur. Une BD certes, pas très réjouissante, mais graphiquement intéressante.

 

 

Bookhunter 27 mars, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 15:36

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Titre : Bookhunter

Auteur : Jason Shiga

 

Oakland, Californie, 1973. L’agent spécial Bay de la Police des Bibliothèques enquête sur une suspicion de vol d’incunable à la Bibliothèque d’Oakland. Avec son équipe, il part sur les traces d’une mystérieuse femme spécialisée dans la reliure d’ouvrages précieux … (Résumé de moi, pour une fois !)

Une vraie curiosité pour nos métiers. L’intérêt de cette BD est qu’elle se déroule vraiment au coeur d’une bibliothèque : du démagnétiseur aux travées mobiles des magasins en passant par la visionneuse de microfiches, on est plongé dans une bibliothèque des années 70 avec ses innombrables tiroirs à fiches (cauchemardesque). L’un des personnages ne manque pas de souligner que bientôt tout cela disparaîtra … Je regrette que le dessin soit aussi basique (personnages à bouilles rondes style South Park, vomi en moins), mais l’enquête respecte les codes du polar et c’est assez sympathique dans l’ensemble.

Merci à Sophie pour cette trouvaille qui fait désormais partie du fonds de ma bib !

PS : J’ai abandonné Chagrin d’école … Je ne me risque pas à donner un avis en bonne et due forme d’un livre que je n’ai pas lu jusqu’au bout, mais je l’ai trouvé inintéressant, égocentré, pas abouti, fragmentaire … Bref, d’un mortel ennui (je sais je suis cruelle … Pourvu que Daniel Pennac ne passe pas par là dans un excès de mégalomanie en tapant son propre nom sur Google !).

 

 

 

V-Virus 20 mars, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 16:58

V-Virus dans C'est super

Titre : V-Virus

Auteur : Scott Westerfeld (auteur de la série Pretties)

Porteur presque sain d’un parasite redoutable, Cal est devenu traqueur officiel de celles qu’il a involontairement contaminées. La scène s’ouvre sur la chasse de sa première véritable petite amie devenue vampire et cannibale. Un être repoussant et violent : une « peep » entourée de ses milliers de rats, eux aussi contaminés. Mais le jeune homme veut retrouver celle qui lui a transmis le v-virus. C’est sur ses traces qu’il se lance alors, comme dans une enquête policière, allant de découvertes macabres en surprises, toutes assez peu ragoûtantes. Lacey, une jeune fille qui croise son chemin durant l’enquête, va se trouver impliquée, elle aussi, d’une manière inattendue et le pousser à poursuivre coûte que coûte ses investigations. (www.choisirunlivre.com)

Gros coup de coeur pour ce roman ado. D’abord, la méchante s’appelle Morgane (ça c’est déjà vu), mais en fait pas vraiment. Ensuite, la sexualité est un gand thème du roman, et il est traité très légèrement. Et là, je fais référence au conseil de fnac.com (mais pas que) qui assurait que si on avait aimé Fascination, on aimerait V-Virus. Et moi je dis que Stephenie Meyer se débrouille pour ne pas évoquer le sexe avant le mariage via un ressort narratif éblouissant (Edward). Donc V-Virus est moins puritain, donc j’apprécie. CQFD. Mais ce n’est pas fini. Un chapitre sur deux évoque un cas de parasitage en général répugnant, qui questionne sur notre place dans la chaîne de la vie. Ils sont tous véridiques. A la fin, l’auteur, qui a du se faire des frayeurs en creusant le sujet, nous prodigue des conseils simples pour éviter les contaminations (se protéger pendant les rapports sexuels, chanter « Joyeux anniversaire » en se lavant les mains …). Il rajoute une bibliographie commentée avec humour, et clôt avec L’Origine des espèces de Charles Darwin, relevé d’une pointe d’anti créationnisme. Gros, gros coup de coeur, qui ressemble à un prequel et appelle une suite. Encore !!

 

 

La Vie secrète de Robert E. Pendleton 17 mars, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 18:01

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Titre : La Vie secrète de Robert E. Pendleton

Auteur : Michael Collins

Après le suicide bâclé du professeur Pendleton, écrivain raté sur le point de perdre sa chaire de Creative Writing, Adi, l’une de ses étudiantes rongée par la culpabilité, s’installe chez lui pour jouer les gardes-malades. Elle découvre dans la cave un livre écrit par Pendleton des années auparavant. Immédiatement elle perçoit dans ‘Le Cri ‘un chef d’oeuvre où ‘Nietzsche rencontre Charles Manson’. Adi s’associe avec l’ennemi intime de Pendleton pour le faire republier. Le succès est immédiat. Un seul détail la trouble : l’effroyable meurtre d’une adolescente relaté dans Le Cri ressemble étrangement à un crime jamais élucidé, qui eut lieu dans la région quelques années plus tôt… Simple coïncidence ? Ou bien Pendleton aurait-il quelque lien trouble avec ce macabre fait divers ? (Editeur)

Voilà un roman moins drôle que promis par l’extrait de critique du Washington Post, sous le résumé éditeur. Les personnages sont tous pathétiques et fustrés, on s’attendrait presque à les voir se suicider à chaque page. L’enquête sur les meurtres, incestes et autres misères morales n’est pas là pour arranger ça, forcément. Mais la touche d’humour grinçant est un peu noyée dans le pessimisme ambiant. Mélangé à un discours philosophico-littéraire pas très net, ça ressemble à « Melinda et Melinda » en moins glamour. Suis donc un peu déçue, mais je reconnaîs que l’intrigue m’a quelque peu tenue en haleine, que les personnages se tiennent ensemble dans l’université avec une sorte d’harmonie, un peu comme dans une boîte de sardines maniaco-dépressives. Que dire de plus ? Le contexte (l’édition scientifique, le milieu universitaire) fait presque partie des personnages tellement il est présent. Mais il est tout autant antipathique et scuicidaire, à son niveau. Bref, une brochette de looser dans une ambiance à la Russel Banks. Peu recommandé aux états dépressifs.

 

 

Pretties 14 mars, 2008

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 21:01

Pretties

Titre : Pretties, T02

Auteur : Scott Westerfeld

Après nombre de mésaventures et de rebondissements, Tally est devenue Pretty. Plus de soucis pour elle, à part celui de devenir une Crim, un groupe de Pretties qui organisent des petits tours pour rester ‘intense’. Car les Pretties ont la fâcheuse tendance à oublier ce qu’ils ont fait avant l’opération. Tally rencontre Zane, le chef des Crims, et tous deux vont tomber amoureux mais également s’embarquer dans une aventure qui les dépasse. Tout commence par une lettre adressée à Tally par elle-même, lorsqu’elle était encore Ugly. Accompagnant cette lettre, deux pillules, mais les Special Circumstances sont sur la route. Zane et Tally en prennent une chacun, et va alors commencer pour eux un long voyage vers la Nouvelle Fumée. Mais le chemin est semé d’embûches.  (Evène)

Ce deuxième tome donne le tournis et ne laisse aucun répit au lecteur. Coups d’éclats, révélations, nouveaux personnages … Fidèle à elle même, Tally nous entraîne toujours plus loin dans sa fuite et ne fait rien à moitié, bravant tous les dangers et en affrontant ses propres erreurs. On ressort essoufflé de la lecture de Pretties, et avide d’en connaître la suite.

 

 

Petits suicides entre amis 2 mars, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 16:23

Petits suicides entre amis

Titre : Petits suicides entre amis

Auteur : Arto Paasilinna

Un beau matin, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. Le hasard veut qu’ils échouent dans la même grange. Dérangés par cette rencontre fortuite, ils se rendent à l’évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal ? Le succès ne se fait pas attendre. Commence alors, à bord d’un car de tourisme flambant neuf, une folle tournée à travers la Finlande. Parmi la trentaine de suicidaires de tous poils qui s’embarquent pour l’aventure : un joyeux boute-en-train et un vieux lapon sympathique et retors, éleveur de rennes, qui voient là une issue inespérée à leurs infortunes. Un périple loufoque mené à un train d’enfer, des falaises de l’océan arctique jusqu’au cap Saint-Vincent au Portugal. L’occasion aussi d’une réflexion férocement drôle sur le suicide. (Editeur)

L’idée de départ est séduisante et originale. Malheureusement, je pense que l’auteur aurait pu aller plus loin et exploiter le sujet de manière plus profonde. L’écriture est plaisante et amusante (ironique) mais ça casse pas des briques. Il en ressort un road movie finlandais léger et pas aussi déroutant que promis. Je suis un peu déçue, mais je sais que ce roman n’est pas le plus original de Paasilinna, donc je le met dans ma liste imaginaire d’auteurs à découvrir.

 

 
 

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