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Khatedra 15 avril, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 19:08

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Titre : Khatedra, tome 1 : Le Voyage, tome 2 : Sans retour

Scénario : Ange (pseud.)

Dessin : Phil Castaza

Qui n’a pas rêvé d’être arraché à sa morne vie pour être transporté dans un pays fantastique ? Qui n’a pas rêvé d’être l’Elu, l’envoyé des Dieux, celui que les prophéties ont choisi pour sauver le monde ? (bedetheque.om)

On retrouve de manière très marquée les thèmes de la géniale trilogie « Les trois lunes de Tanjor », aussi paru en un seul volume sous le titre « Ayesha », du couple Ange (sans dessinateur puisque c’est un roman). Dans un monde parallèle proche des classiques de la fantasy, des croyances populaires sont exploitées dans le but d’opprimer un peuple. Les prophéties servent en fait des desseins politiques pas très nets. La BD n’égale pas le roman, mais quelques dessins pourraient tout aussi bien s’appliquer au livre. Apparement, cette série restera inachevée.

 

 

L’Interprétation des meurtres 6 avril, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 6:20

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Titre : L’Interprétaton des meurtres

Auteur : Jed Rubenfeld

1909. Sigmund Freud est à New York pour donner une série de conférences sur la psychanalyse. Au même moment, une jeune femme de la bonne société est étranglée après avoir été sauvagement torturée. Freud, fatigué, malade, en butte à l’hostilité de l’intelligentsia locale, se retrouve malgré lui impliqué dans l’enquête que mène l’inspecteur Littlemore… Des bas-fonds de Chinatown aux hôtels particuliers de Gramercy Park, ce thriller à l’intrigue impeccable nous plonge dans le New York en mutation du début des gratte-ciel. (Editeur)

Un thriller prenant et passionnant, mais qui s’étire en longueur vers la fin. Je m’attendait à un final plus retentissant. La description de New York au début du siècle (le métro, les grattes ciels qui poussent comme des champignons) et les chroniques mondaines raviront les intéréssés. L’auteur, spécialiste de Freud, mélange vérité et romanesque et explique avec moult détails, dans un appendice final, comment il déplace dans le temps et l’espace des évènements réels pour construire son intrigue.

 

 

Bookhunter 27 mars, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 15:36

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Titre : Bookhunter

Auteur : Jason Shiga

 

Oakland, Californie, 1973. L’agent spécial Bay de la Police des Bibliothèques enquête sur une suspicion de vol d’incunable à la Bibliothèque d’Oakland. Avec son équipe, il part sur les traces d’une mystérieuse femme spécialisée dans la reliure d’ouvrages précieux … (Résumé de moi, pour une fois !)

Une vraie curiosité pour nos métiers. L’intérêt de cette BD est qu’elle se déroule vraiment au coeur d’une bibliothèque : du démagnétiseur aux travées mobiles des magasins en passant par la visionneuse de microfiches, on est plongé dans une bibliothèque des années 70 avec ses innombrables tiroirs à fiches (cauchemardesque). L’un des personnages ne manque pas de souligner que bientôt tout cela disparaîtra … Je regrette que le dessin soit aussi basique (personnages à bouilles rondes style South Park, vomi en moins), mais l’enquête respecte les codes du polar et c’est assez sympathique dans l’ensemble.

Merci à Sophie pour cette trouvaille qui fait désormais partie du fonds de ma bib !

PS : J’ai abandonné Chagrin d’école … Je ne me risque pas à donner un avis en bonne et due forme d’un livre que je n’ai pas lu jusqu’au bout, mais je l’ai trouvé inintéressant, égocentré, pas abouti, fragmentaire … Bref, d’un mortel ennui (je sais je suis cruelle … Pourvu que Daniel Pennac ne passe pas par là dans un excès de mégalomanie en tapant son propre nom sur Google !).

 

 

 

La Vie secrète de Robert E. Pendleton 17 mars, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 18:01

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Titre : La Vie secrète de Robert E. Pendleton

Auteur : Michael Collins

Après le suicide bâclé du professeur Pendleton, écrivain raté sur le point de perdre sa chaire de Creative Writing, Adi, l’une de ses étudiantes rongée par la culpabilité, s’installe chez lui pour jouer les gardes-malades. Elle découvre dans la cave un livre écrit par Pendleton des années auparavant. Immédiatement elle perçoit dans ‘Le Cri ‘un chef d’oeuvre où ‘Nietzsche rencontre Charles Manson’. Adi s’associe avec l’ennemi intime de Pendleton pour le faire republier. Le succès est immédiat. Un seul détail la trouble : l’effroyable meurtre d’une adolescente relaté dans Le Cri ressemble étrangement à un crime jamais élucidé, qui eut lieu dans la région quelques années plus tôt… Simple coïncidence ? Ou bien Pendleton aurait-il quelque lien trouble avec ce macabre fait divers ? (Editeur)

Voilà un roman moins drôle que promis par l’extrait de critique du Washington Post, sous le résumé éditeur. Les personnages sont tous pathétiques et fustrés, on s’attendrait presque à les voir se suicider à chaque page. L’enquête sur les meurtres, incestes et autres misères morales n’est pas là pour arranger ça, forcément. Mais la touche d’humour grinçant est un peu noyée dans le pessimisme ambiant. Mélangé à un discours philosophico-littéraire pas très net, ça ressemble à « Melinda et Melinda » en moins glamour. Suis donc un peu déçue, mais je reconnaîs que l’intrigue m’a quelque peu tenue en haleine, que les personnages se tiennent ensemble dans l’université avec une sorte d’harmonie, un peu comme dans une boîte de sardines maniaco-dépressives. Que dire de plus ? Le contexte (l’édition scientifique, le milieu universitaire) fait presque partie des personnages tellement il est présent. Mais il est tout autant antipathique et scuicidaire, à son niveau. Bref, une brochette de looser dans une ambiance à la Russel Banks. Peu recommandé aux états dépressifs.

 

 

Petits suicides entre amis 2 mars, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 16:23

Petits suicides entre amis

Titre : Petits suicides entre amis

Auteur : Arto Paasilinna

Un beau matin, Onni Rellonen, petit entrepreneur dont les affaires périclitent, et le colonel Hermanni Kemppainen, veuf éploré, décident de se suicider. Le hasard veut qu’ils échouent dans la même grange. Dérangés par cette rencontre fortuite, ils se rendent à l’évidence : nombreux sont les candidats au suicide. Dès lors, pourquoi ne pas fonder une association et publier une annonce dans le journal ? Le succès ne se fait pas attendre. Commence alors, à bord d’un car de tourisme flambant neuf, une folle tournée à travers la Finlande. Parmi la trentaine de suicidaires de tous poils qui s’embarquent pour l’aventure : un joyeux boute-en-train et un vieux lapon sympathique et retors, éleveur de rennes, qui voient là une issue inespérée à leurs infortunes. Un périple loufoque mené à un train d’enfer, des falaises de l’océan arctique jusqu’au cap Saint-Vincent au Portugal. L’occasion aussi d’une réflexion férocement drôle sur le suicide. (Editeur)

L’idée de départ est séduisante et originale. Malheureusement, je pense que l’auteur aurait pu aller plus loin et exploiter le sujet de manière plus profonde. L’écriture est plaisante et amusante (ironique) mais ça casse pas des briques. Il en ressort un road movie finlandais léger et pas aussi déroutant que promis. Je suis un peu déçue, mais je sais que ce roman n’est pas le plus original de Paasilinna, donc je le met dans ma liste imaginaire d’auteurs à découvrir.

 

 

La Perte en héritage 14 février, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 9:46

L'Inde de papa, c'est fini

Titre : La Perte en héritage

Auteur : Kiran Desai

Orpheline à seize ans, Sai, qui a passé plusieurs années sous la férule des bonnes soeurs, se retrouve chez son grandpère, juge de district à la retraite, dans le nord de l’Inde. Elle vit les enchantements et désenchantements du premier amour, sous l’oeil distrait du cuisinier de son grandpère, le père de Biju. Biju, lui, attiré par le mythe américain, s’est expatrié à New York. Sa quête d’identité passe par la solitude, le dépouillement, l’exploitation des sanspapiers, et finalement, le retour au pays. La Perte en héritage est l’histoire d’êtres dépouillés de leur culture, déçus par l’Occident, et qui cherchent tant bien que mal à recouvrer leur dignité (Editeur).

Kiran Desai a écrit une oeuvre magistrale sur l’identité, sur l’impossibilité de trouver sa place en Occident ou le mépris de l’identité indienne est contagieux au point de provoquer la honte de soi. Jusqu’au titre en paradoxe, le roman montre comment les indiens, dépouillés, dépossédés de leur culture, achèvent de se perdre dans leur désir d’intégration, entre la haine et l’envie pour l’anglais ou l’américain.

Pointant du doigt les mythes et les préjugés, Kiran Desai nous fait entrevoir le décalage saisissant entre l’orgueil des familles hindoues, fières d’avoir un enfant en Amérique et le parcours cahotique du fils immigré, méprisé, en perte d’identité dans une Amérique qui ne lui accordera jamais sa place, même pas a prix d’un conformisme et d’une anihilation profonde, que certains immigrés s’infligent pourtant.

Au dessus de ces orphelins de l’exil, c’est l’Inde qui plane comme une mère bienveillante mais écrasante, dans toute sa splendeur colorée et vivante, sa diversité, mais aussi les tortures infligés par les rebelles à la population, sous couvert, cette fois, d’exiger la reconnaissance de son identité par la nationalisme.

 

 

La Formule préférée du professeur 2 février, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 17:11

La Formule préférée du professeur

Titre : La Formule préférée du professeur

Auteur : Yoko Ogawa

Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d’une soixantaine d’années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l’autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter – le professeur oublie son existence d’un jour à l’autre – mais c’est avec beaucoup de patience et d’attention qu’elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur. (Editeur)

Voilà un livre qui m’a causé bien des soucis. Les personnages sont diablement attachants, l’histoire est terriblement originale et la construction horriblement efficace (ces adverbes douteux sont une manière d’introduire ce qui suis). En effet, au 2/3 du livre, j’ai enclenché insconsciemment le mode « lecture automatique » (lire en faisant ma liste de course, en me demandant ce qu’on va manger ce soir où ce qu’il y a à la télé). Les démonstration mathématiques demandent un peu de concentration, mais au bout d’un moment mon esprit se lasse. Je n’ai pas réussi à me laisser emporter dans l’histoire, comme quand on essaye de lire un livre en langue étrangère et qu’on doit prendre le dictionnaire à chaque phrase. J’ai quand même eu le temps d’apprécier la poésie qui se dégage de la personnalité du professeur et sa relation avec les chiffres. Ce livre est sûrement abordable par un esprit scientifique, mais l’esprit scientifique que je ne suis pas ne sasirait peut-être pas la poésie du sujet. Bref, un très bon roman pour lecteurs bicéphales.

 

 

La Disparition de Richard Taylor 19 janvier, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 13:19

La Disparition de Richard Taylor

Titre : La Disparition de Richard Taylor

Auteur : Arnaud Cathrine

Qui est Richard Taylor ? Un fils et frère modèle, l’époux ordinaire d’une vie trop commune, un jeune père sans relief, un banal employé de la BBC ? Un peu tout cela à la fois. Pourquoi vient-il de fuir sa propre existence ? La réponse ne sera jamais donnée qu’en creux, par ouï-dire, au gré des témoignages d’une dizaine de femmes l’ayant côtoyé avant ou après sa disparition. Parmi elles : l’épouse, la mère, la voisine de palier, la collègue de bureau, l’amie transsexuelle, l’amante sans lendemain, l’attentionnée psychiatre, ou encore la dramaturge suicidée Sarah Kane… (Editeur).

Voilà un livre qui ne juge pas. Dans un sens, c’est gênant, parce que c’est quand même plus facile d’être simplement d’accord ou pas d’accord avec la vision qu’un auteur a de ses personnages. Richard Taylor est flou, parce qu’on ne l’entend parler que dans des propos rapportés par des femmes. Ce roman est un panorama des dilemmes masculins, entre sa femme, sa mère, ses collègues féminines, les femmes en général. Comment être à la hauteur? A quel moment la liberté de faire ses propres choix devient de l’égoïsme ? Doit on rendre des comptes aux femmes qui nous ont élevé, à celles qui nous ont aimé ? Voilà des questions que le roman à l’intelligence de poser, sans y répondre, pourtant.

 

 

Doggy Bag 4 janvier, 2008

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 17:03

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Titre : Doggy Bag, saisons 1, 2 et 3

Auteur : Philippe Djian

Il y a vingt ans, Marc et son frère David se sont quasiment entretués pour l’amour d’Edith, qui était incapable de choisir entre les deux hommes. Elle décide alors de disparaître et la vie de la famille retrouve un calme relatif. Mais Edith revient, avec une révélation et une décision à prendre : elle est bien décidée à faire un choix.

Philippe Djian conçoit cette histoire de six tomes comme une série TV, qu’il divise en saisons. Les nombreux personnages et les péripéties qui se succèdent sont en effet calqués sur des séries du type de Melrose Place ou Beverley Hills.

Le plus : un style divertissant et facile à lire, comme une série TV, quoi. Les personages sont attachants et ont tous leur part d’ombre et de lumière.

Le moins : un peu superficiel (ils sont tous beaux et riches, amants hors pairs et de nombreuses marques sont citées …), mais c’est un concept.

 

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