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Denis Lehane et Gabrielle Piquet 30 avril, 2010

Classé dans : Chroniques de lecture — morganedoc @ 16:20

Denis Lehane et Gabrielle Piquet dennis_lehane        arton255-46673

Dennis Lehanne, naturel, a sûrement vu le paparazzi au dernier moment.

Gabrielle Piquet, elle, maîtrise son image.

 Je n’ai pas été au bout de La Peine du menuisier de Marie Le Gall. J’ai trouvé l’écriture lente et les sentiments exagérés, et du coup, pas très en phase avec les personnages silencieux. Ca manquait de retenue et c’était agaçant.

J’ai lu la bande dessinée adaptée de Shutter Island de Denis Lehane. A vrai dire, j’avais le choix entre le livre, le film, la bande dessinée, le jeu vidéo, le jeu de plateau et la version « pour les nuls » et j’ai donc choisi la BD puisque c’est la version qui m’est quasimment tombée du ciel (enfin du bac à BD), qui ne coûte pas 8€ et qui se lit en une pause déjeuner. Une ambiance fuligineuse, inquiétante comme un rêve bizarre.

Et pour rester dans la BD : Les Enfants de l’envie de Gabrielle Piquet qui me fait découvrir un aspect inconnu de ma ville d’adoption. Décidémment, j’en apprendrais tous les jours. Gabrielle Piquet avait aussi participé à Trois fois un, 3 histoires dessinées dont j’ai déjà parlé il y a, pfiou, très longtemps. J’aime beaucoup le trait généreux et les personnages tout en rondeurs, qui ressemblent à des bulles. Pas mal de légèreté dans un dessin en noir et blanc.

Sinon, pour l’anecdote, ça fait drôle de lire une biographie de Diderot, et, quelques semaines après, sortir l’originale de l’Encyclopédie de la galerie de conservation et l’exposer dans une vitrine. Oui, ça fait tout drôle …

 

 

Diderot, Brest, etc 20 avril, 2010

Classé dans : Chroniques de lecture — morganedoc @ 16:06

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Diderot et la gare de Brest : ne cherchez pas, aucun rapport. 

Je lis, je lis …

Mais je n’écris pas.

Je n’ai pas toujours des choses intéressantes à dire sur mes lectures, mais elles me marquent quand même.

La biographie de Diderot (de Sophie Chauveau) est très attachante. L’auteur y fait revivre toute une époque fondamentale pour la pensée occidentale contemporaine, l’histoire, la philosophie et la littérature, par le biais d’une biographie très humaine d’un génie moderne. Il y est question d’amitié, de rivalités, de censure, d’imprimeurs … Une petite critique ? Le rythme des phrases est parfois bancale. Je sais c’est dérisoire, mais bon, je m’oblige à ne pas faire de concession. Pour info, la bibliothèque de la ville de Langres (qui est la ville natale de Diderot) reçoit Sophie Chauveau le 30 avril. Souhaitons leur d’intéressantes discussions et un bon moment …

Je suis en train de lire La Peine du menuisier de Marie Le Gall, qui parle de Brest et de ses environs à travers le regard d’une petite fille. Je n’en suis qu’à la moitié et je partage déjà des souvenirs avec l’héroïne. Une histoire intimiste et intense, qui promet de laisser son empreinte.

dans ma pile, j’ai aussi Homère et Shakespeare en banlieue, l’histoire de cet enseignant qui réussit à introduire de la grande littérature dans des petites têtes du 93. Je ne l’ai pas encore ouvert.

Je lis aussi des livres concernant la psychologie, mon dada du moment. Si vous avez des références autre que les Que sais-je et dico de psychanalyse, je suis preneuse …

 

 

Trudi la naine 12 mars, 2010

Classé dans : C'est un coup de coeur — morganedoc @ 19:52

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Titre : Trudi la naine

Auteur :Ursula Hegi

Voilà un livre que je n’aurai jamais du lire. Si je l’avais vu en librairie j’aurai pensé à peu près ceci : encore une biographie voyeuriste d’une pauvre femme qui a du subir l’intolérance et la bêtise des hommes et dont l’histoire est le prétexte à un roman simpliste et niais, l’occasion pour toute une génération de lectrices frustrées de se lamenter en frissonnant sur la cruauté de l’espèce humaine et buvant du thé et en mangeant des muffins.

 

Oui je sais je suis dure.

 

Et en plus je me trompais.

 

D’abord les muffins c’était la semaine dernière. Ensuite, il ne s’agit pas d’un roman voyeuriste, Trudi n’a même pas existé.

 

Le nanisme de Trudi, enfant puis adolescente enragée d’être différente, est rapidement relégué à l’arrière plan au fur et à mesure que le lecteur découvre l’ampleur et la vivacité de son esprit, de son intelligence, de sa colère. A la fois pudique et poétique, très descriptive, l’écriture de Hegi est à la hauteur de son personnage : puissante et touchante.

 

Une fois mise en place une galerie de personnages authentiques, liés ensemble par des drames intimes et des tragédies familiales balayés par le temps mais fondateurs, tout ce petit monde va se retrouver transformé par l’Histoire.

 

Tout y est : la lente montée du nazisme, Hitler, les promesses, les doutes, les premiers soupçons, l’antisémitisme qui devient la norme, la peur de désobéir, de sortir du rang, la peur pour ses amis, sa famille … Du piaillement des femmes du village, des ragots colportés par Trudi, la conteuse d’histoire, des histoires gaies ou infiniment tristes des petites vies intenses des habitants, on passe doucement au silence assourdissant jusqu’à l’insupportable qui emprisonne les allemands, piégés par leur propre peur. Chaque personnage devient un héros ou un bourreau, les désaccords de la veille se solde par des trahisons brutales, jusque dans les familles, et les parents serviables deviennent des héros au péril de leur vie.

 

Quel dommage que le titre mette tellement en avant la particularité physique de la narratrice, parce qu’elle est loin d’en être le sujet principale. Au premier plan, c’est l’Allemagne de l’entre deux guerres et la fin d’un monde. Elle prend vie grâce au travail colossal d’historienne de l’auteur, et bien sûr, grâce à sa sensibilité pour ses personnages : Trudi, courageuse, coquette, blessée et orgueilleuse mais bien plus aimée qu’elle ne le croit, son père boîteux aux yeux si bleus et au coeur éternellement amoureux, et tous leurs voisins, tous terriblement humains, qu’on aime à a folie, avec lesquels on vit, pour lesquels on retient son souffle, et qui sont comme une famille pour laquelle me sont venues les larmes aux yeux dans les dernières pages.

 

 

 

 

http:// avez vous déjà lu un blog ? 23 février, 2010

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 20:47

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Titre : http:// avez vous déjà u un blog ?

Auteur : Frankie Ventana

http://www.lestribunationsdefrankie.com/index.html

(envoyé par les éditions Kyklos)

 

 L’histoire de ces histoires c’est d’abord un blog … Qui, comme beaucoup, devient papier. « Les tribunations de Frankie » est un espace où l’auteur revendique une « culture alternative » en sortant des oubliettes personnages et évènements de l’Histoire ou de la science pour en faire un prétexte à une réflexion philosophique plus large. Ses textes sont réunis dans ce livre.

Une lecture d’une seule traite pour un recueil de texte, c’est plutôt rare. Bien qu’elles soient organisées en 4 chapitres (Femmes improbables, Eternel, Pourquoi eux et Sociologie), les différentes histoires peuvent se lire individuellement. Deux choses m’ont beaucoup plu. D’abord, les thèmes abordés sont à la fois passionnants et très divers : philosophie, religion, science, astrologie … A travers plusieurs portraits de héros oubliés de l’Histoire, de nombreuses idées sont abordées. Elles permettent au lecteur de s’instruire mais sont surtout prétexte à une réflexion plus large, à la fois philosophique et sur la nature humaine. La deuxième chose que j’ai beaucoup aimé c’est la place qui y est faite à la vulgarisation scientifique. L’auteur en parle avec bienveillance et la pratique et beaucoup de talent. Je suis très sensible à ce thème. Les meilleurs ouvrages de vulgarisation scientifique se lisent comme des romans passionnants, font voyager, savent ménager suspense et tension pour attiser la curiosité, mais aussi humour et simplicité pour nous amener à nous sentir intimement concerné par des sujets complexes. C’est exactement ce que Frankie Ventana parvient à faire.

Seul le titre continue de m’intriguer. En choisissant cette formulation à la fois absurde (qu’est ce que le protocole bidule a à voir avec le contenu du livre ?…) et difficile à prononcer (essayez donc de le dire à voix haute : « hache tétépé deux points slash slash … » c’est comme avoir de la semoule dans la bouche), il met l’accent sur la forme et non sur le fond. L’intérêt d’éditer ces textes ne semble plus être leur contenu si captivant, mais le fait qu’ils aient d’abord été des billets de blogs. On a l’impression que le motif de ce livre n’est plus dans le partage d’information mais dans l’expérience de coucher sur papier le contenu d’un blog. Le choix d’en faire une question est aussi intrigant. Pourquoi interroger le lecteur de cette manière ? Est ce une invitation ? Une injonction ? Un reproche ? Il y aurait eu tellement de possibilités poétiques et inspirées pour nommer ce recueil (non ne comptez pas sur moi), bizarre que l’éditeur en ait choisi une qui n’en facilitera pas la vente.

 

 

La Chambre des morts 19 février, 2010

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 21:16

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Titre : La chambre des morts

Auteur : Franck Thilliez

Nord de la France. Deux amis, victimes d’un plan social dans une grande entreprise, tuent par accident un homme qui transporte deux millions d’euros dans un sac. Coup de bol ? Pas tant que ça. L’homme est le père d’une fillette enlevée : il allait remettre la rançon aux ravisseurs. Ceux-ci ne font pas qu’enlever des fillettes : ils les torturent, les vident de leur sang, les embaument et les fige dans des positions affreuses, comme ça, pour le plaisir, bref, le genre de personne à qui on n’a pas envie de devoir quoi que ce soit. Vraiment pas de bol.

Une enquête haletante et assez horrible, menée par une fliquette sans qualification, qui se passionne pour les sciences du comportement. La personnalité de la jeune femme est assez troublante. D’un côté, elle élève seule deux bébés qui l’empêchent de dormir, ce qui la rend putôt sympathique. D’un autre, elle cache des secrets plus ou moins avouables, ce qui fait d’elle un personnage mystérieux avec une part d’ombre. On sent que Franck Thilliez aime jouer avec les limites de la morale et du supportable. Notre gentille jeune maman est fascinée par les méthodes de torture employées par les ravisseurs, au point qu’on ne sait plus trop si on peut lui faire confiance. Elle est accompagnée d’un inspecteur solide mais plus sensible qu’elle, qui est un peu le double du lecteur, parce qu’il observe les réactions de l’héroïne avec stupeur mais sans la juger, et parce qu’il est révulsé par les découvertes de l’enquête. En parallèle, l’histoire des deux « amis » qui ont subtilisé la rançon est l’occasion de découvrir comment l’argent peut transformer un être humain banal en monstre sans limite. L’auteur entre sans complexe dans la tête de l’homme qui se sent devenir un tueur, et dont les voix intérieurs s’affrontent sans pour autant le dévier de ses plans. L’histoire s’achève sur des scènes à faire froid dans le dos, malheureusement il reste quelques mystères non résolus. Un polar de talent, mais que je trouve peu abouti.

 

 

L’echappée belle 12 février, 2010

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 10:50

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Titre : L’Echappée belle

Auteur : Anna Gavalda

Une jeune femme retrouve ses frères et soeurs pour un mariage. Ennuyée par l’impossible belle-soeur et les cérémonies, la fratrie s’échappe le temps d’un retour aux sources.

A l’issu de cette lecture mon impression est contradictoire. D’un côté, comme toujours, le style de Gavalda est réjouissant : une plume dynamique, spontanée et impertinente, rafraîchissante dans un paysage éditoriale parfois plombé par le narcissisme et l’intellectualisme forcé de quelques uns. De l’autre il y a ce personnage principale, une jeune bobo parisienne en sari qui méprise la femme au foyer et qui se consume de jalousie pour sa pauvre belle-sœur qui, à ses yeux, émascule et rend malheureux le frère chéri. Le sujet principale, cette escapade bucolique d’une fratrie qui ne s’est pas vue grandir et qui regrette le temps béni de l’enfance, devient énervant à force de mièvrerie. Si la magie Gavalda fait un peu oublier l’étalage de bons sentiments, on attend en vain une engueulade jubilatoire, un accident de parcours, un peu de piment dans tout ce sucre, mais rien ne vient et l’histoire n’a pas de fin. Tout est comme si, au fond, rien ne changeait, les enfants égoïstes deviennent des adultes égoïstes, les préjugés ne sont pas remis en question et la vie reprend son cours là où on l’avait laissée pendant quelques heures.

Le papier bouffant, les marges et les écarts de paragraphe rendent trop évidente la stratégie éditoriale pour justifier les 10€, néanmoins ce petit roman vaut bien la peine, juste pour ne pas passer à côté du talent indéniable d’Anna Gavalda. Pourvu qu’elle trouve des personnages à sa hauteur et qu’elle les bouscule un peu plus.

 

 

Seul le silence 3 février, 2010

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 22:09

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Titre : Seul le silence

Auteur : R. J. Ellory

Une critique pour le site du Livre de poche … Un quasi homonyme de James Ellroy dont on parle pas mal en ce moment, espérons pour lui que ça lui porte chance ;-)

Joseph, enfant de l’Amérique profonde des années 30, vient de perdre son père et tente de grandir tant bien que mal entre sa mère, des amis de celle-ci et son institutrice. La vie du petit village est perturbée quand un tueur en série se met à semer la terreur en assassinant plusieurs petites filles avec une extrême violence. Le jour où il découvre le cadavre de l’une d’entre elle, la vie de Joseph bascule. Malgré le traumatisme, les années passent, les policiers se succèdent, les habitants déménagent, s’éteignent ou partent faire leur vie et oublient. Seul Joseph continue d’être hanté par les petites filles. Il tente de fuir vers New-York où l’attend un brillant avenir d’écrivain, mais son passé n’est jamais loin …

Un roman puissant et impressionnant. Ce livre est, pour reprendre l’expression de son héros « un grand roman américain ». Il traverse les décennies à travers une série d’évènements et de personnages marquants. Très bien construit, il alterne des périodes de félicité et d’horreur avec un rythme qui fait vite oublier les 600 pages. Bien plus qu’un roman policier, ce livre est le récit d’une vie, entre désir d’échapper au passé et cauchemar de l’éternel « Retour au pays ». Il est surtout le portrait d’un jeune homme complexe et attachant, psychologiquement malmené mais toujours lucide. Du village de Géorgie au Brooklyn des écrivains, en passant par l’horreur carcéral, chaque passage est livré avec une force et un style surprenants pour un premier roman.

 

 

Innocent 22 janvier, 2010

Classé dans : C'est pas mal — morganedoc @ 16:53

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Titre : Innocent

Auteur : Harlan Coben

L’histoire ? Euh, oui attends que je me souvienne … Un brave américain avec un douloureux passé et très amoureux voit son bel avenir menacé par un sms douteux et un cadavre de prostituée. Enfin un truc comme ça.

Harlan Coben : vite lu, vite oublié. J’en lis encore pour une seule raison : quand je dois prendre le train et que je n’ai rien à lire, j’ai le choix, au Relay, entre un livre à l’eau de rose aux couleurs chatoyantes, un énième inédit de Daniel Pennac, la sagesse selon Mathieu Ricard et enfin, un livre de Harlan Coben. Et je suis à peu près sûre que seul ce dernier ne m’obligera pas à m’arracher les cheuveux avant d’atteindre Saint-Brieuc. Celui là est loin d’être le meilleur, n’empêche, il m’a fait passer un bon moment.

 

 

La Nostalgie de Dieu 13 janvier, 2010

Classé dans : C'est un coup de coeur — morganedoc @ 17:00

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J’avais déjà évoqué mon « marathon BD », c’est le moment d’en dire un peu plus.

Ma bibliothèque est partenaire de l’association « On a marché sur la bulle » qui organise tous les ans un Prix du meilleur Premier Album, décerné par des élèves picards.

Cette année, nous aussi nous voulons élire notre « coup de coeur » de la sélection. Dans son délire, l’heureux gagnant verra sa félicité couronnée par, oh joie, un marque page « coup de coeur » à son nom, ce qui est pour nous la distinction ultime, notre légion d’honneur, celle après laquelle on peut mourrir satisfait et qui assure une pérennité infaillible pour des siècles et des siècles, puisqu’ici, en bonne bibliothèque patrimoniale qui se respecte, on ne jette rien, surtout par un marque page.

J’ajoute, avant de parler de mon premier coup de coeur, que ce que j’écris ici n’engage que moi et que je ne représente ni ma bibliothèque ni l’association.

Titre : La nostalgie de Dieu

Auteur : Marc Dubuisson

Sous forme de mini dialogues, un candidat au suicide parle avec Dieu … Et se rend compte qu’il n’a pas à faire un bienveillant papi, mais plutôt à un créateur désabusé et sans scrupules, cynique et las de s’occuper des petits problèmes des humains …  

La Nostalgie de Dieu est une vraie pépite. Chaque case est un bijou d’humour. Le thème de Dieu permet d’évoquer tous les sujets puisqu’il est, évidemment, universel. Ce qui me frappe c’est la cohérence entre le dessin et le propos : le manichéisme du noir et blanc opposé à toute cette remise en question impertinente et très drôle de la religion donne une bande dessinée cohérente, loin de la timidité d’une première publication.

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Sheyanne 10 janvier, 2010

Classé dans : C'est super — morganedoc @ 13:38

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Titre : Sheyanne

Auteur : Céline Le Petitcorps

Sheyanne est une jeune métisse qui vit aux Etats-Unis au XIXe siècle. Elle possède un don particulier qui lui permet de libérer les âmes des personnes tuées par la haine. Son don et la couleur de sa peau la condamnent à l’exclusion. Elle s’allie à une troupe de théâtre ambulante qui fait halte dans une ville minée par la haine raciale … Un village qui va changer sa vie.

L’histoire est portée par l’imaginaire de l’auteur qui enveloppe le lecteur et l’emmène dans un autre monde. En apparence simple, Sheyanne se révèle plus complexe et dense que prévu. On est surpris dès le deuxième chapitre par le développement de l’histoire et le lecteur est vite happé. Sheyanne se place dans la catégorie de romans ado comme ceux de Scott Westerfed : il réussit à passionner les petits et les gros lecteurs en misant sur une atmosphère haletante et une grande proximité avec les personnages. Il manque très peu de chose à ce roman pour être excellent : d’abord la relecture professionnelle d’un vrai éditeur qui permettrait de gommer les petites erreurs de langage (qui ne gâchent toutefois pas la lecture). Ensuite je regrette que les personnages ne soient pas plus développés, parce que, comme beaucoup de romans pour ado, ils permettent l’identification. Pour finir, j’espère que l’auteur trouvera un éditeur capable de déceler sont talent pour qu’il puisse s’épanouir, et si elle le trouve, vivement le prochain roman !

 

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